A 50-something French dude that’s old enough to think blogs are still cool, if not cooler than ever. I also like to write and to sketch.

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Cake day: June 4th, 2025

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  • Non, ça n’a rien de normal mais c’est notre réalité (basé uniquement sur mon expérience personnelle, et sur ce que je vois entends autour de moi).

    Et tant que ça restera aussi monstrueusement complexe et lourdingue (j’ai pas dit casse-couilles), c’est la raison numéro une pour laquelle je ne parierai pas un seul centime sur la capacité de la France à se ‘réindustrialiser’ (peu importe le domaine d’activité, en réalité car même un ‘petit’ auto-entrepreneur va se retrouver rapidement assassiné par les démarches, règlements, bureaux et officines concurrents ou redondants, taxes, exceptions, exemptions qui n’en sont pas ou seulement les soirs de pleine lune, sans oublier l’obligation de passer sa vie à remplir des formulaires à n’en jamais finir.

    Là où ça empire, c’est que cette complexité ne se joue pas qu’au niveau des formulaires et démarches, elle est aussi dans la façon dont on rend à peu près impossible la moindre prise de risque… sans chercher à punir celui qui risque (et se plante).

    Changer ce délire, ce qui serait vital pour l’économie, impliquerait de remettre en cause cette bureaucratie tatillonne… C’est tout à fait possible mais, faute d’un leadership politique fort, c’est de cette bureaucratie elle-même que nous attendons qu’elle se remette en question et se remette en cause. Or se simplifier, ce serait réduire son pouvoir. Cela n’arrivera donc pas spontanément.

    Cette obsession réglementaire tue toute capacité… non pas à innover (les idées et les talents sont là, nombreux et brillants, aujourd’hui peut-être plus que jamais) mais tout simplement la capacité à en faire quoi que ce soit.

    C’est une véritable paralysie… qui, couplée, à l’hyper-bureaucratie, la réglementarite chronique de l’UE, pourrait bien être fatale à notre chère Union en même temps qu’à notre belle petite France, dans un monde aujourd’hui ouvertement hostile. Je suis curieux de voir comment les autres membres de l’UE vont gérer ça de leur côté.

    Mon opinion toute personnelle n’est gère enthousiaste pour la France et se résume à : dommage pour un pays qui a tant innové et initié tant de choses, et pas seulement au niveau scientifique et industriel…

    Là où ça me blesse encore plus profondément c’est de réaliser à quel point cette paralysie n’est pas que économique : l’éducation nationale est au point mort, au sens littéral du terme. Et ça, c’est pas quelque chose qui se corrigera simplement en changeant quelques textes. C’est 30 ans minimum d’efforts et d’investissements pharaoniques à faire (too bad, on a plus de sous) pour 1) déboulonner les piliers de l’idéologie qui a mené l’éducation dans le caniveau où elle se trouve (et ils vont pas partir facilement) et pour 2) trouver un modèle/système qui pourra remplacer leur(s) aberration(s), la solution ne se trouvant évidemment pas dans un passé idéalisé : l’école fonctionnait mieux avant sur bien des aspects (au moins, en en sortant on savait lire, écrire et calculer et on était pas terrifié par un subjonctif) mais elle avait plus que sa part de défauts et problèmes.

    Si j’avais 20 ou 30 ans, et si j’étais moins con et pas à ce point attaché à (ce qu’à été) la France, je serais parti depuis longtemps. Mais je n’ai plus 20 ans, je suis con et très attaché à ce pays plein de cons ;)


  • Which, to me at least, was and still is their whole objective.

    They don’t give a fuck about (other people’s) kids or our safety. All they want is to make the world a better place for them by keeping us under a permanent leash, and make it impossible for anyone of us (not them) to whisper anything privately into anyone’s ear.

    That will become serfdom 2.0 (for the first version, check “feudalism” during European Middle-Age), and it will be reaching unheard of levels of servitude, control, and abuse… Something that most of us will have happily encouraged and made possible, if only by using their products (and by electing their politicians puppets) instead of telling them ‘Thx, but no! Even wrapped in a shiny package with a cute bow I don’t feel like eating your shit.’





  • infomaniak j’ai pas trouvé comment faire.

    Ils font pas d’alias, que je sache ou juste de façon symbolique. Peut-être dans leurs offres pro?

    Le move d’infomaniak m’a quand même refroidi. Mais les internets s’enflamme vite.

    C’est quoi leur move? (sans la partie enflammée d’internet, si possible) ou bien tu parles de leur récente annonce d’avoir créé une fondation? Je vois pas trop où serait le souci avec ça, mais bon j’ai pas suivi ça de très près.

    On ressort de là en ce disant que le mieux, ça serait d’arrêter d’utiliser internet, parce-que c’est juste saoulant.

    Peut-être pas complètement une si mauvaise idée, depuis que j’ai réduit mon temps en ligne tout me semble moins… stressé ;)



  • Bin justement je commence à lire “donner le goût de lire” de Christiane Poslaniec et un argument central c’est que pour que les enfants et futur adulte découvre la lecture-plaisir, il ne faut pas juger ce qu’ils lisent. Même si c’est lisse, plat, linguistiquement intéressant et pauvre narrativement (à nos yeux), il faut laisser l’enfant lire ce qu’il a choisi parce que la lecture-plaisir est une expérience intime en lien avec le livre lu mais aussi le lecture.

    J’entends régulièrement ça.

    C’est très juste mais le souci avec cet argument du « il ne faut pas juger », c’est que trop souvent on l’utilise indistinctement sur deux choses très différentes et alors l’air de rien ça peut amener à rendre impossible tout questionnement au nom d’une certaine forme de morale (« c’est pas bien de dénigrer telle ou telle pratique », que ce soit la lecture, le sexe, la façon de se nourrir, etc.), morale qui, sans surprise, se met d’elle-même en droit d’échapper à toute critique—une spécialité des religions, poser des interdits moraux ‘indiscutables’—chose avec laquelle je me sens personnellement assez peu d’affinités, je le reconnais.

    Le ‘jugement’ dont il est habituellement question quand on parle de la « lecture plaisir » est un jugement de type moral : « ton bouquin il est bête/génial », ou « la BD c’est nul comparé au roman », ou encore « la fantasy ça pue des pieds comparé à la SF (ou à la Dark Romance, etc.) », etc. Ce genre de choses.

    Et là, je suis entièrement d’accord que ces jugements sont inutiles dans le meilleur des cas. Au pire, ils peuvent-être incroyablement destructeurs. Etant toxiques, ils doivent être tenus en laisse et démontés sans pitié quand ils sont utilisés.

    Mais quand je dis « le jour suit la nuit » (ou vice versa) je ne porte pas un jugement de valeur, je ne qualifie ni ce jour ni cette nuit, je fais une observation que d’autres peuvent faire avec moi et dont nous pouvons choisir de discuter. Libre à n’importe qui de me prouver que mon expérience est trompeuse (je suis preneur), ou de me démontrer que la façon dont j’en parle est loin d’être satisfaisante pour telles et telles raisons (idem), mais personne ne devrait se sentir autorisé à me reprocher d’exprimer une observation… aussi foireuse puisse-t’elle être par ailleurs… Au nom de quoi, d’ailleurs ?

    Pour en revenir à ce que je disais à propos du conte d’Hoffmann et du lecteur d’aujourd’hui :

    • Tu auras noté que, plus que de donner mon avis sur ce qu’ils lisent aujourd’hui (je suis très heureux qu’ils lisent, fin de la discussion en ce qui me concerne)) j’ai surtout tenté d’insister sur ce qu’ils ne lisent pas, ou plus.
    • Je dis aussi que je doute que la plupart des jeunes lecteurs puissent vraiment apprécier ce (pourtant chouette) texte en l’état, faute d’une préparation suffisante à sa lecture. Précisant aussi que le texte lui-même, même s’il est loin d’être parfait, n’était pas la cause de mes réserves, mais bien le fait que ce lecteur contemporain lambda est bien moins préparé que le lecteur plus ancien. Ce qui n’est pas de sa faute.

    Moins familiarisé avec ce genre de lectures, sa lecture en sera plus difficile et donc l’expérience sera très probablement moins plaisante ce qui, pour un conte, me semble un tantinet regrettable.

    Car lire « Casse-Noisette et le Roi des souris », ce n’est pas censé être la même chose que lire un essai de 796 pages sur la « perception et l’accueil des différences dans notre société (chez les enfants, en particulier) ainsi que sur l’importance de prendre conscience de notre part innée de violence pour ne pas la laisser dicter notre comportement en société » suivi de la lecture pas moins essentielle à mon avis d’un autre essai sur « Le rôle central des a priori et des traditions dans la fabrication de notre propre imaginaire en toute liberté ». Vraiment rien à voir comme types de lectures… même si ce vraiment chouette petit conte en parle lui aussi, à sa manière pleine de petits bobos et d’une grosse fièvre, de jouets, d’une pantoufle, de souris et de rats, sans oublier ces adultes qui presque tous ne comprennent absolument rien à ce que leur expliquent les enfants.

    Mais encore une fois, ne pas y être préparé ce n’est ni la faute ni du lecteur, ni du conte. C’est la faute à une éducation qui a négligé son travail ou qui pense que la solution n’est pas d’apprendre à faire l’effort (réel effort) de lire des textes plus exigeants mais bien de simplifier tous les textes.

    Bien résumé, Hamlet tient en trois paragraphes, Le misanthrope en deux, Les Misérables peut-être entre cinq paragraphes, Ulysses de Joyce tiendra en trois lignes maxi, tout comme La recherche du Temps perdu, d’ailleurs. C’est évidemment plus facile à lire mais pas forcément aussi enrichissant que lire les livres eux-mêmes.

    Bref, je pense que j’ai déjà trop insisté : c’est uniquement ça que je pointe du doigt. Pas du tout ce que ces lecteurs lisent par ailleurs (que je lis peut-être aussi moi-même d’ailleurs, aussi vieux et obsolète que je puisse être ;)


  • Trop peu lu cette semaine, comme la précédente, en plein travaux avant notre déménagement. Mais quand même pu lire quelques Contes d’Hoffmann (dont ‘Casse-noisette’, ‘Le conseiller Crespel’, et ‘Les mines de Falun’), dans une édition intégrale (?) de ses contes fantastiques parue dans les années 60 chez Flammarion, en trois volumes.

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    Encore une fois, c’est un classique de la littérature qui pourrait amener le lecteur à se demander pourquoi et comment les contes se sont transformés de ce genre de récits, bourrés de profondeur(s) et de nuances. Ok, les contes de Hoffmann n’étaient très probablement pas directement destinés aux enfants mais restaient lisibles (ou, mieux encore, écoutables si on choisissait de les leur lire). Bref, comment on est passé de ça aux histoires bien plus… tenues en laisse et moins nuancées, au vocabulaire et à la grammaire bien plus limités aussi, qui semblent être devenus la norme dans ce qui est maintenant considéré comme essentiellement une forme de littérature pour la jeunesse. Comme si nous avions le vertige, ou peur de notre ombre, ou de je ne sais quoi.

    Je me faisais aussi cette réflexion que Casse-Noisette, qui est centré autour d’une fillette de 5 ou 7 ans (j’ai oublié son âge) qui réalise le soir de Noël que ses précieux jouets (et ils sont littéralement précieux en tant que jouets, voir même uniques en leur genre car faits à la main par un tonton qui tient plus de l’horloger magicien que du père Hasbro ou de la mère Mattel), ainsi que ceux de son frère, sont vivants d’une vie qui leur est propre. Toute ressemblance avec Toy Story serait… pleinement assumée de la part des géniaux créateurs de Toy Story, mais la ressemblance s’arrêterait là, car la vie de ces jouets est sensiblement plus intense et violente et, à mon avis, sensiblement plus riche celle des jouets dans la version Toy Story (encore une fois, géniale : c’est un film que je regarde toujours avec enthousiasme). Ce conte qui a connu bien des succès, donc, je ne me risquerais pas à le faire lire tel quel à une petite fille de nos jours, ni même à le lui lire sans d’abord changer pas mal de choses dans le texte. Non pas que le texte soit mauvais, il est brillant si un peu long, mais parce qu’il est trop exigeant. Dans la forme comme dans le fond. En fait, il seraexigeant pour pas mal de lecteurs adultes, aussi.

    Or, mode vieux con ‘ON’ je suppose, je n’arrive pas à piger en quoi c’est un progrès dans l’éducation, ni pour qui que ce soit, de ne plus être capable de facilement lire ce qui reste des petites histoires écrites pour questionner sans en avoir l’air nos doutes et nos craintes, ainsi que nos désirs (Les mines de Falun est pas mal du tout, dans le genre, surtout dans sa capacité à maintenir l’incertitude dans la pertinences des choix et des décisions), et aussi pour questionner nos morales toutes faites, à coups de rêves et d’imagination…



  • Je ne suis pas gamer et je fais pas vraiment d’IA, mais à part ça j’ai des besoins très ‘légers’ moi aussi. Du coup, ce qui me convient (à merveilles, je peux spoiler) ne te conviendra peut-être pas du tout. Mais voici quand même quelques infos ;)

    Il y a quelques années, je me suis acheté d’occase un mini pc. Le genre qui ressemble à un des anciens Mac Mini mais en noir et qui se fixe derrière un écran ou qui prend à peine de place sur le bureau. Je m’en suis trouvé tellement satisfait (sous nunux) que j’en ai acheté un second… d’une autre marque (pour éviter les mauvaises surprises, si un défaut devait se manifester) et qui marche aussi bien. Le 1er est un “HP ProDesk G6 Mini quelque chose” (je l’ai pas sous les yeux) avec un Intel i5 de 10e gen (pas sur mais c’est pas loin), et le second est un ThinkCenter Lenovo M920Q avec un Intel i5 9600T.

    Ces machines utilisent des composants standards (ram, disques NVME et SATA, sur les 2 machines) qui sont facilement accessibles (une vis), ainsi que le CPU (desktop) qui est remplaçable sur les deux également. Sans oublier la carte WiFI/BT et le ventilo sont également remplaçables, et le tout est facilement démontable (avec des guides officiels dispo en PDF). Elles aussi de l’USBC en natif, du HDMI et Displayport (sur le lenovo, je crois le HDMI est une carte proprio ajoutée), un USB-c, 4 USB, Ethernet et prises jack pour micro et casque.

    Ce qui m’a le plus séduit à part les composants faciles à remplacer (et la relativement faible consommation), c’est les 2 disques internes: NVME (1to) + SATA SSD (2To, dans mon cas), ça me fait assez pour stocker absolument tout ce dont j’ai tout le temps besoin dans cette toute petite machine (fichiers importants, plus toute ma musique et mon best off de films auquel je veux pouvoir accéder quand ça me chante). Ajoute à ça un autre SSD USB, pour les trucs moins essentiels et j’ai de quoi stocker toutes mes données en local, dans un système très portatif que je peux facilement trimballer avec moi pour le brancher sur n’importe quel autre écran+clavier+souris. Le seul défaut, c’ets que çà utilise des prises proprio pour l’alim. Mais j’ai réglé le souci en achetant (d’occase) 2 chargeurs supplémentaires, pour en avoir un en permanence là où je me rends régulièrement avec l’une ou l’autre de ces machines.

    Bref, des petites machines silencieuses, discrètes, qui ne payent pas de mine mais largement assez performantes pour mon usage, qu’on trouve pas trop chères si on prend le temps de chercher.



  • Le sujet de la discussion? Ca veut dire à peu près ceci en anglais: ‘let’s talk about anything and nothing in particular’. C’est le sujet quotidien “libre”, une façon d’essayer d’apporter un peu de dynamisme dans la communautré FR qui, étant très petite, manque de contenu et de participants.

    In summary: you’re more than welcome to discuss about anything, and that would include asking questions regarding French language ;)




  • Le temps dois jouer, oui.

    En ce qui me concerne, et je dois pas être le seul en cette saison, y a aussi le déménagement. Ce qui n’est pas rien: après plus de 20 ans dans le même appart, on bouge enfin et on s’éloigne, un peu, de Paris… Et je réalise la quantité de trucs qu’on a accumulés, malgré un choix de vie relativement minimaliste. Ok, minimaliste sauf pour les livres: ma bibliothèque est probablement plus excitante et sensiblement plus fournie que celle de pas mal de bibliothèques publiques… et pourtant c’est ce qui me reste après avoir fait don des 9/10 de mon ancienne bibliothèque il y a quelques années de ça…

    Du coup, quand je ne suis pas enseveli sous les cartons, je passe ma (déjà vieille) vie à faire la navette entre l’ancienne et la nouvelle adresse, où je campe comme si j’avais encore 20 ans… que je n’ai hélas plus depuis près de 40 ans, comme s’amusent à me le rappeler mon dos et mes genoux, chaque matin ;)

    Quand je ne courbature pas comme un vieux, ou quand je n’emballe pas, je suis au téléphone avec ma moitié (qui elle est obligée de bosser) ou alors avec un tas de gens qui m’assurent qu’ils feront tout dans les délais prévus, sans surprise c’est juré. Parfois, aussi, je dors… mais seulement quand je ne lis pas parce que bon, hein, la vie est trop courte pour ne pas lire au moins un peu chaque jour. Même entre deux cartons.



  • Mullvad are like a drop of hope in humanity in a sea of shitty and shady business practices.

    Alas, VPNs are quite high on the endangered species. Largely thx to countless clueless, when they’re not plain full dishonest and working in their very own interest, representatives doing their best to make our societies a much shittier place for the rest of us.