J’ai essayé de lancer une entreprise en France et disons que ça ne s’est pas bien passé. Au bout de six mois de recherches pour me préparer (fiscalement, légalement, et autre), j’ai laissé tombé car j’avais encore plus de questions après qu’avant.
Je me demande si c’est normale… il me semble impossible de démarrer un truc en France si on est pas aisé, bien connecté, ou tout simplement fou et près à se lancer en ignorant tout avec l’espoir ou croyance de réussir.


Non, ça n’a rien de normal mais c’est notre réalité (basé uniquement sur mon expérience personnelle, et sur ce que je vois entends autour de moi).
Et tant que ça restera aussi monstrueusement complexe et lourdingue (j’ai pas dit casse-couilles), c’est la raison numéro une pour laquelle je ne parierai pas un seul centime sur la capacité de la France à se ‘réindustrialiser’ (peu importe le domaine d’activité, en réalité car même un ‘petit’ auto-entrepreneur va se retrouver rapidement assassiné par les démarches, règlements, bureaux et officines concurrents ou redondants, taxes, exceptions, exemptions qui n’en sont pas ou seulement les soirs de pleine lune, sans oublier l’obligation de passer sa vie à remplir des formulaires à n’en jamais finir.
Là où ça empire, c’est que cette complexité ne se joue pas qu’au niveau des formulaires et démarches, elle est aussi dans la façon dont on rend à peu près impossible la moindre prise de risque… sans chercher à punir celui qui risque (et se plante).
Changer ce délire, ce qui serait vital pour l’économie, impliquerait de remettre en cause cette bureaucratie tatillonne… C’est tout à fait possible mais, faute d’un leadership politique fort, c’est de cette bureaucratie elle-même que nous attendons qu’elle se remette en question et se remette en cause. Or se simplifier, ce serait réduire son pouvoir. Cela n’arrivera donc pas spontanément.
Cette obsession réglementaire tue toute capacité… non pas à innover (les idées et les talents sont là, nombreux et brillants, aujourd’hui peut-être plus que jamais) mais tout simplement la capacité à en faire quoi que ce soit.
C’est une véritable paralysie… qui, couplée, à l’hyper-bureaucratie, la réglementarite chronique de l’UE, pourrait bien être fatale à notre chère Union en même temps qu’à notre belle petite France, dans un monde aujourd’hui ouvertement hostile. Je suis curieux de voir comment les autres membres de l’UE vont gérer ça de leur côté.
Mon opinion toute personnelle n’est gère enthousiaste pour la France et se résume à : dommage pour un pays qui a tant innové et initié tant de choses, et pas seulement au niveau scientifique et industriel…
Là où ça me blesse encore plus profondément c’est de réaliser à quel point cette paralysie n’est pas que économique : l’éducation nationale est au point mort, au sens littéral du terme. Et ça, c’est pas quelque chose qui se corrigera simplement en changeant quelques textes. C’est 30 ans minimum d’efforts et d’investissements pharaoniques à faire (too bad, on a plus de sous) pour 1) déboulonner les piliers de l’idéologie qui a mené l’éducation dans le caniveau où elle se trouve (et ils vont pas partir facilement) et pour 2) trouver un modèle/système qui pourra remplacer leur(s) aberration(s), la solution ne se trouvant évidemment pas dans un passé idéalisé : l’école fonctionnait mieux avant sur bien des aspects (au moins, en en sortant on savait lire, écrire et calculer et on était pas terrifié par un subjonctif) mais elle avait plus que sa part de défauts et problèmes.
Si j’avais 20 ou 30 ans, et si j’étais moins con et pas à ce point attaché à (ce qu’à été) la France, je serais parti depuis longtemps. Mais je n’ai plus 20 ans, je suis con et très attaché à ce pays plein de cons ;)
Pour les entreprises depuis qu’existe le statut de SAS la plupart de tes critiques ne tiennent plus. C’est simple, tu mets ce que tu veux dans les statuts, les associés vont et viennent facilement…
Ce que je ne comprend pas c’est qu’on autorise encore des nouvelles entreprises a utiliser les autres statuts (SARL etc) si elles le veulent, alors que ce sont des nids à emmerdes et à fraude.
Hey moi aussi je suis un con, un bi-con même car je suis con et très attaché à deux pays.
J’espère que c’est une évolution et qu’un jour je serai un tri-con.
Dans quel pays voudrais-tu gagner ton troisième galon de con ?
L’Italie, un autre pays de bouffe et fromage 😇