Discutons de tout et de rien 🙂
Allez, j’essaie de faire des petits gâteaux pour apporter au boulot demain
et devenir populaire. Il y a 92 % de chance que ça rate, mais bon.Qui ne tente rien, n’a rien.
100 % des gagnants ont tenté leur chance !
(D’un autre côté, ça coûte cher, les ingrédients. C’est pénible quand tu n’arrêtes pas d’échouer.)
« Ce n’est qu’en essayant continuellement que l’on finit par réussir. Autrement dit : plus ça rate, plus on a de chances que ça marche. »
Devise Shadok.Complètement raté. ☹️
Tant pis.
Je jette enfin une oreille au dernier Exodus (qu’on a pu voir passer lors de sa sortie) sans connaitre les autres albums. Bah j’aime bien
Trop d’histoire pour aujourd’hui.
Maltraitance infantile au XVIIe siècle
Pendant les fêtes de Noël de 1639, Paul Jacque décide de faire sa propre loi et de discipliner le garçon lui-même. Les pieds de Matthias sont enchaînés, et il est enfermé dans la cave de la maison sur le Quai de Meuse pendant onze jours, « au quel temps il gelloit mortellement, et faisoit extremement froid ». Le garçon, tout juste âgé de 15 ans, n’a ni couverture ni vêtements appropriés pour le froid et l’humidité. Les appels à l’aide de Matthias restent sans réponse alors que les chaînes métalliques glaciales mordent dans la chair de ses chevilles. Sa sœur Marie lui apporte de la nourriture et implore en vain son oncle de libérer son frère : « la la, il n’at pas encor du mal assé, de quoij la ditte fille pleuroit se plaignant de la cruauté de son oncle ». Une voisine inquiète entend Matthias crier dans la cave, « criant Bon Dieu » et invoquant ses parents décédés. Lorsqu’elle réprimande Paul Jacque pour la punition inhumaine, il répond : « Je sçaij bien mes affaires, meslez vous de vos affaires il le faut apprendre. »
Après onze jours, lorsque l’état du garçon s’est détérioré au point d’être jugé sérieux, il est libéré de la cave et emmené dans la cuisine de la maison. Il est enchaîné à la crémaillère au-dessus de la cheminée pour réchauffer ses pieds au feu. La littérature médicale contemporaine indique déjà qu’un tel réchauffement soudain est à éviter. Les cloques aux pieds de Matthias éclatent, répandant une odeur terrible dans la cuisine, tandis que ses membres s’engourdissent et deviennent noirs. Lorsque le chirurgien Franciscus Blavier est enfin appelé à la maison, la chair d’un des pieds est déjà partiellement détachée de l’os. Les extrémités, répugnantes, toujours enchaînées, sont maintenant cachées sous une serviette en lin.
C’est gore…
J’ai vomi mentalement. On sait ce qui est arrivé à l’ordure ?
Alors, pour commencer, rien, le gamin est resté chez lui (!) :
Il continue de vivre dans la maison de son oncle pendant une année supplémentaire après l’amputation.
puis parti
Les événements n’améliorent évidemment pas la relation entre Matthias Jacque et son tuteur légal, et la garde du garçon est finalement récupérée par les Devaux, sa famille du côté maternel.
L’oncle est décédé après s’être remarié, il ne semble jamais avoir eu d’ennuis, ou alors on n’en sait rien. Matthias a plus tard poursuivi en justice la veuve (qui ne faisait pas partie du tableau à l’époque de l’amputation, mais avait hérité de l’oncle) pour être dédommagé financièrement :
Matthias intente un procès aux héritiers de Paul Jacque à partir de 1647 avec l’aide de son cousin Gaspard Devaux. Paul Jacque s’était marié puis était décédé à ce moment-là, sans que nous ayons d’informations supplémentaires sur lui… Le méchant de l’histoire disparaît ainsi de manière ironique, laissant le cas incomplet, imparfait, avec des questions sans réponse. Sa veuve se remarie ensuite, et c’est de ce couple, Barbara Doupeye et Baudouin Roulloux, sans aucun lien de parenté avec Matthias Jacque mais contrôlant désormais une grande partie du domaine des Jacque par héritage, que Matthias et Gaspard réclament une compensation pour la perte des pieds de Matthias.
J’ai dormi plus de 6 heures sans me réveiller et une petite heure de plus après. Putain ça fait du bien, je vois le monde différemment. Vive le sommeil.
Vive le sommeil.
Je propose qu’on grave ces mots sur les frontons de nos mairies et nos écoles.
🦆 les gens.



