Ce week-end je suis allé voir I.A: Intelligence Artificielle au cinéma, un film qui aborde un sujet d’actualité : donner des traits et attributs humains rend-il une machine consciente ? J’ai été particulièrement surpris à quel point le film est encore pertinent à l’ère des LLMs : machines flagorneuses, incapables de faire la différence entre fiction et réalité, et humains qui sont convaincus que le personnage principal est humain car, je cite “un robot ne plaiderait pas pour sa vie”. J’ai été assez décontenancé par les ambiances très contrastées des différents actes : on passe univers sobre et posé à du pulp, suivi par une rencontre avec les aliens les plus génériques possible. Par ailleurs ce dernier acte m’a semblé complètement superflu, il ne sert qu’à justifier une happy-ending qui ne génère aucune émotion : j’ai vu une machine réaliser son obsession, pas un enfant enfin été réuni avec sa mère. Un dernier mot sur la réalisation : Haley Joel Osment est extrêmement crédible en robot avant qu’il ne soit lié au personnage de Monica et les effets visuels mélangeant effets pratiques et numériques sont un plaisir pour les yeux. On n’en fait plus des films comme celui-ci.


