• Œil@jlai.lu
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    5 days ago

    J’ajoute aussi, car je viens de le terminer : Grand National du suisse Roland Buti. Carlo, jardinier-paysagiste de 45 ans, à Lausanne, vit passivement plusieurs ruptures : divorce, émancipation de sa fille de 18 ans, fugue de sa mère âgée.

    J’avoue m’être un peu ennuyée. La postface le définit comme un roman de la consolatio ou du care, où la nature “console, apaise et rassure”. Les vrais personnage principaux (et les plus intéressants) sont Agon, réfugié Kosovar et son jardin ouvrier, dit familial en Suisse. Le roman évoque le déplacement des cabanons en 2010 par hélicoptère, pour laisser la place à la construction d’un terrain de football (voir un reportage ici).

    Je suis par contre un peu dubitative sur l’interprétation politique que fait l’auteur des jardins :

    Les jardins sont socialistes et la nature est capitaliste. Ceux-là expriment le désir d’un monde clos et protégé où rien n’est laissé au hasard, quand celle-là encourage la libre circulation, le désordre et le triomphe du plus fort sans intervention extérieure.